Inspiration: Women we love

L’aura d’une Étoile

Depuis l’âge de 9 ans, Marie-Agnès Gillot – danseuse étoile de l’Opéra National de Paris, consacre au moins huit heures par jour à la danse. Alors qu’elle est à mi-parcours de son avant-dernière saison à l’Opéra, elle prend le temps de revenir sur sa carrière et de confier ses projets d’avenir à Estée Stories.

Inspiration: Women we love

“Petite, je ne rêvais pas de devenir danseuse étoile. J’ai grandi à la campagne et l’univers de la danse ne m’était pas familier.” Pour autant, sans rêver de rejoindre le monde de la danse classique, dès 5 ans elle invente ses propres exercices d’entraînement pour les jambes, sans avoir la connaissance de ce qu’il fallait faire. “En me voyant faire, ma mère me dit ‘il y a un endroit approprié pour cela’. C’est elle qui m’inscrit à mon premier cours de danse, et à partir de là, je n’ai plus jamais arrêté. J’ai immédiatement adoré.”

Le talent de Marie-Agnès fut très vite repéré. Deux ans seulement après avoir commencé dans sa région natale – la Normandie, son professeur contacta ses parents. “Elle leur confia qu’elle détectait en moi un petit talent”. (Note de la rédactrice : un peu de talent… et énormément de modestie.) Elle leur annonça qu’elle ne pouvait continuer à s’occuper de moi et qu’il fallait que mes parents m’envoient à Paris”. C’est ainsi que Marie-Agnès quitte la maison à 9 ans, franchissant ainsi la première étape décisive de son immense carrière “La première année fût difficile” confie-t-elle, s’éloigner de la maison quand on est encore un enfant est une épreuve. “Mes parents me manquaient, mais on finit par s’habituer”. A présent, alors qu’elle vit son avant-dernière saison à l’Opéra National de Paris (les Etoiles finissent leur carrière à 42 ans), elle revient sur les meilleurs souvenirs de sa carrière tout en étant déjà concentrée sur ses projets d’avenir.

Quel est le ballet que vous avez préféré ?
J’aime toujours le ballet que je suis en train de danser. Parce qu’ en permanence j’apprends, j’oublie, j’apprends, j’oublie et j’aime me concentrer sur là où j’en suis. Je viens de terminer the Season’s Canon, avec les Quatre Saisons de Vivaldi recomposées par Max Richter. C’est grandiose !
Je viens aussi de réaliser un projet avec des détenus, que j’ai rencontrés dans leur prison. Ensemble, nous avons imaginé une création à l’occasion de Nuit Blanche (rendez-vous d’art contemporain à Paris) ; les détenus m’ont montré tous les mouvements qui sont les leurs depuis qu’ils sont en prison – par exemple : la fouille lorsqu’ils sont arrivés la première fois, lorsqu’ils accèdent à leur cellule… J’ai dansé cette création au cours de Nuit Blanche, et offert les droits de cette œuvre aux prisonniers.

Préférez-vous danser ou chorégraphier ?
J’ai commencé les deux lorsque j’étais très jeune. J’ai toujours aimé la chorégraphie, mais devenir une Etoile est un parcours tellement difficile que je me suis consacrée totalement à la danse jusqu’à ce que j’atteigne l’objectif que je m’étais fixé. Aujourd’hui, je suis la seule Etoile de l’Opéra Nationale de Paris à avoir créé un ballet. Aucune femme Etoile ne l’avait réalisé avant moi. J’ai aussi réussi à faire danser des hommes sur pointes !

Le talent n’est pas réservé aux pauvres ou aux riches. Le talent est partout.

Quelles sont vos sources d’inspiration pour chorégraphier ?
Je suis d’une grande curiosité, donc dès que je ne danse pas, je vais au théâtre, aux concerts, à des expositions d’art contemporain. Je nourris mon inspiration de celles d’autres artistes.

En ce qui concerne votre routine beauté, avez-vous un rituel que vous accomplissez systématiquement avant ou après un spectacle ?
Cela fait 16 ans que j’utilise les produits Estée Lauder, c’est donc une longue histoire déjà et je peux en constater les résultats. Les soirs de spectacles, je porte un maquillage de scène, donc très présent. Pas simple pour la peau, car je dois porter un fond de teint waterproof. Malgré tout, ma peau va bien. Lorsque je n’ai pas de dîner ou de soirée après un spectacle, alors je me démaquille immédiatement. Ensuite, j’applique énormément d’Advanced Night Repair, puis ma crème Revitalizing Supreme+.

Comment voyez-vous votre futur, après votre dernière saison ?
J’ai ouvert une école de danse en Italie. J’ai trouvé un endroit très vaste dans la campagne, je voulais un lieu avec beaucoup d’espace pour que les enfants puissent être aussi en contact avec la nature. Tout n’est pas centré exclusivement sur la danse – les enfants ont aussi la possibilité d’apprendre à cuisiner. Tous les matins, ils commencent par aller chercher les légumes dans le potager pour la cuisine et ensuite ils vont danser.

Je veux qu’il y ait des œuvres d’art sur les murs, et qu’elles soient changées tous les deux à trois mois. Je ne parle pas seulement d’œuvres qui représentent la danse, car je souhaite que les enfants fassent travailler tout leur imaginaire. Danser est quelque chose à part, et peut vite devenir difficile pour des enfants. Je ne veux pas les traumatiser. Dans mon école, on insiste beaucoup sur l’assouplissement, le ‘stretching’, et un travail particulier des muscles.

Je souhaite aussi que cette école ne soit pas réservée à une élite, mais que n’importe quel enfant du coin puisse y venir également, qu’il soit fille ou fils de boucher, maçon… qu’aucune barrière sociale ne soit présente. Nous sommes tous pareils. Le talent n’est pas réservé aux pauvres ou aux riches. Le talent est partout.


Photo par Marilou Daube.


- Merci à l’hôtel InterContinental Paris Le Grand d’avoir mis à notre disposition la Suite Honeymoon pour le shooting photos. -

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