Inspiration: FEMMES D'EXCEPTION

Sarah Dubbeldam

Une approche de la beauté inédite vue par Sarah Dubbeldam,
co-fondatrice et directrice créative du magazine Darling.

Devenir une femme n’est pas une mince affaire. «On se demande sans arrêt : suis-je celle que j’ai envie d’être ? Est-ce la bonne voie à prendre ? Est-ce que cette personne est faite pour moi ?» confirme Sarah Dubbeldam. Des questions que l’on s’est toutes posées au moins une fois et auxquelles la rédactrice en chef, tout aussi concernée, tente de répondre dans son trimestriel, Darling. Un magazine qui laisse toute la place à la vie réelle et dont l’esprit repose sur tout l’art d’être soi-même, en se moquant des idéaux de beauté préconçus. «Notre ambition est de montrer à nos lectrices le plus de visages et de morphologies possibles» explique Sarah. Et pour avoir connu l’envers du décor, après une dizaine d’années en tant que mannequin, la belle éditrice sait de quoi elle parle : «Nous voulons que les filles s’identifient à ce qu’elles voient en tournant les pages».

La beauté en toute transparence, un concept reconnu à sa juste valeur. Depuis son lancement en 2012, avec le soutien de Kickstarter, une entreprise américaine de financement participatif, le magazine est désormais distribué nationalement aux Etats-Unis dans des conceptstores de taille, comme Anthropologie ou Whole Foods. Mais ce n’est pas pour autant que cette visionnaire de 32 ans a renoncé au blush et au mascara. «Le maquillage est un jeu avec lequel nous nous amusons quotidiennement». The Estée Edit a interrogé Sarah sur les débuts de Darling, son approche nouvelle de la beauté, son rituel make-up pour une fraîcheur naturelle et son ambition de transmettre aux femmes le pouvoir d’être elles-mêmes.

Nous voulons montrer à nos lectrices le plus de visages et de morphologies possibles.

EL : Comment Darling est passé du concept à la réalité ?

SD : Un jour, nous discutions de la presse féminine avec ma meilleure amie Kelly Lane, et nous nous sommes aperçues qu’aucune de nous ne s’y retrouvait vraiment. On a commencé par imaginer comment serait notre magazine idéal, et tout naturellement, nos cafés entre copines se sont transformés en sessions de brainstorming.

EL : Du concept à la réalité, combien de temps s’est écoulé avant que Darling ne voit le jour ?

SD : Six bonnes années après cette fameuse conversation ! On questionnait nos proches sur nos idées et on leur demandait si elles seraient prêtes à participer à des shootings et elles voulaient toutes en être. Cela nous a sur-motivées, et tous les mercredis, on recevait une dizaine de filles pendant nos réunions. C’est de là qu’est née la personnalité du magazine. Les titres de chaque rubrique sont des échos à la réalité de nos propres vies.

EL : C’est plutôt unique pour un magazine de titrer des rubriques lifestyle «Dreamer», «Hostess» ou «Confidant». Et ce nom Darling, est aussi très original. Comment l’idée vous est-elle venue ?

SD : On a trouvé que c’était un très joli nom. C’est un mot toujours tendre, quelle que soit la personne à qui il est destiné. Il représente les petites filles que nous avons été, mais fonctionne aussi pour les garçons, comme dans les livres de Jane Austen. Il s’adresse à tous les genres. C’est le mot donné à une femme aimée et chérie. Et c’est comme ça que nous souhaitons qu’elles se sentent toutes.

J’adore le maquillage qui rafraîchit le teint.

EL : En quoi la philosophie du magazine influence-t-elle la rubrique beauté ?

SD : Chaque saison, nous nous amusons à créer des moodboards à partir des tendances sur les podiums. Il nous arrive de craquer sur des make-up excentriques, mais la plupart du temps, on choisit de montrer aux filles des looks qu’elles auront envie de porter au quotidien. Que ce soit pour le magazine ou pour moi-même, je préfère le maquillage qui rafraîchit le teint, plutôt que celui qui le surcharge. Mon rituel beauté se résume à un écran total, une crème hydratante (teintée pour les jours plus down), un peu de blush et une touche de rouge à lèvre cerise. Pas plus, pas moins, si ce n’est un gloss rose, les jours de fête.

EL : Quelle est selon vous la meilleure définition de la beauté ?

SD : Nous tentons d’y répondre dans notre dernier numéro (spring issue #11, sorti en mars). Il contient un dossier sur la beauté véritable et sans âge «The Sum of Our Beauty» : une série d’images non-retouchées, shootée par Melanie Avecedo, de 31 femmes entre 13 et 93 ans, que nous avons interviewé sur leur propre vision de la beauté.

EL : Des projets à venir pour Darling ?

SD : Notre prochaine ambition est de lancer notre propre ligne de soins cosmétiques et multiplier les collaborations. Nous continuons aussi à développer notre concept de diners Darling. Des soirées pendant lesquelles nous échangeons en direct avec nos lecteurs sur les dossiers publiés dans le magazine.

Découvrez le magazine Darling : www.darlingmagazine.org

Achetez les produits

Top